
Deux méthodes d’essais qui reposent sur le même principe : l’essai EP sur machine à quatre billes et l’essai d’usure sur machine à quatre billes. Quatre billes en acier sont disposées de telle façon que l’une d’entre elles se trouve au-dessus des trois autres. Cette dernière effectue un mouvement de rotation autour d’un axe vertical au-dessus des autres. Ces billes sont immergées dans le lubrifiant faisant l’objet de l’évaluation.
Il existe deux versions légèrement différentes de chaque essai, une version pour les lubrifiants fluides et une pour les graisses. L’ESSAI D’USURE SUR MACHINE À QUATRE BILLES (ASTM D4172 pour les fluides et ASTM D2266 pour les graisses) permet d’évaluer les propriétés antiusure des lubrifiants utilisés pour lubrifier des surfaces métalliques dans des conditions de lubrification limite. L’essai s’effectue à une vitesse et à une température définies de même que sous une charge donnée. À la fin de la période spécifiée, on mesure et on enregistre le diamètre moyen des empreintes d’usure sur les trois billes fixes. L’ESSAI EP SUR MACHINE À QUATRE BILLES (ASTM D2783 pour les graisses et ASTM D2596 pour les graisses) sert à évaluer le comportement sous des charges unitaires bien supérieures. Pour cet essai, la bille en acier du dessus tourne à vitesse constante (1 700 ± 60 tr/min) et on laisse la température s’élever librement. À intervalles donnés, on augmente la charge jusqu’à ce que se produise le grippage de la bille en rotation, qui se soude aux autres. À la fin de chaque intervalle, le diamètre moyen de la cicatrice est enregistré et rapporté sous la forme d’un diamètre de cicatrice d’usure de 4 billes en mm. On en déduit généralement deux caractéristiques : l’INDICE D’USURE SOUS CHARGE (appelé auparavant « charge Hertz moyenne ») et la CHARGE DE SOUDURE.
Nom générique donné à un processus de raffinage qui consiste à traiter les combustibles et des charges d’alimentation pour lubrifiants à des températures élevées en présence d’hydrogène pressurisé et d’un catalyseur.
Les composés aromatiques et les composés polaires sont éliminés en faisant réagir certaines charges d’alimentation avec de l’hydrogène, en présence d’un catalyseur spécialisé, à des températures aussi élevées que 400 °C/752 °F et à des pressions pouvant atteindre 3 000 psi.
Lubrifiants fabriqués selon un procédé où un mélange complexe de molécules est transformé chimiquement en un autre mélange complexe. Un simple procédé de purification ou de séparation physique, tel que la distillation ou la congélation, ne constitue pas une synthèse.
Les huiles de base synthétiques courantes comprennent :
Les lubrifiants synthétiques offrent plusieurs avantages par rapport aux huiles minérales classiques :
Des lubrifiants synthétiques sont utilisés depuis un certain temps comme lubrifiants pour turboréacteurs, comme lubrifiants pour les conditions arctiques et comme fluides hydrauliques difficilement inflammables. Ils remplacent maintenant les huiles minérales classiques dans un certain nombre d’applications où on recherche une ou plusieurs des propriétés ci-dessus. Malgré leur prix plus élevé, les produits synthétiques offrent des avantages sur le plan opérationnel qui peuvent les rendre plus économiques à long terme. Par exemple, ils peuvent réduire la consommation d’huile, prolonger la durée de service de l’huile, améliorer l’économie de carburant et faciliter les démarrages à basse température.